Confidentiel — Document de travail
Fonds d'investissement · Note de thèse

Bir Hakeim

Logiciel libre & IA indépendante — au service de la souveraineté numérique européenne

Juillet 2026 · version de travail v0.1

01 Résumé

Bir Hakeim est un projet de fonds de capital-croissance dédié aux PME et ETI européennes du logiciel libre et de l'IA indépendante. Objectif de taille : 100 M€, avec un premier closing visé à 30–50 M€.

Sa raison d'être : apporter le capital de croissance qui manque à un segment aujourd'hui pris en étau entre les subventions à la maintenance open source et les grands fonds « souveraineté » concentrés sur une poignée de champions de l'IA. Le fonds vise à transformer un basculement réglementaire et de commande publique en construction de champions européens.

02 Pourquoi maintenant

La demande solvable — publique d'abord, privée ensuite — se met en place ; l'offre reste fragmentée et sous-capitalisée.

03 Le trou de marché

Le capital « souveraineté » afflue vers deux extrémités : les grands champions de l'IA (via Bpifrance, Tikehau, Cathay…) d'un côté, la maintenance des communs numériques (subventions de type Sovereign Tech Fund, futur fonds Logic) de l'autre.

Entre les deux, le capital-croissance pour les éditeurs et intégrateurs de logiciel libre et les acteurs d'IA indépendante de taille PME/ETI — le « missing middle » — reste largement non couvert. C'est précisément le terrain de Bir Hakeim.

04 Périmètre — mandat strict, contexte large

Cœur d'investissement (strict) :

Positionnement : capital-développement et croissance, cibles PME et ETI (ni amorçage, ni méga-capitalisations). Géographie : France et Europe.

Le mandat d'investissement reste strict ; le récit macro s'inscrit dans la souveraineté numérique européenne au sens large — c'est le vent porteur, pas le périmètre.

05 Modèle de rendement

La thèse est conçue pour tenir même si le cadre réglementaire 2030 ne se déploie que partiellement.

06 Pipeline (à consolider)

Archétype : Linagora (édition open source et IA ouverte).

Catégories de cibles à cartographier — objectif de 30 à 50 sociétés : infrastructures et suites collaboratives libres (écosystème La Suite / La Suite territoriale), hébergement et cloud souverain, cybersécurité open source, éditeurs verticaux à IP, briques d'IA indépendante.

La cartographie détaillée du pipeline constitue le premier chantier.

07 Structuration envisagée

VéhiculeFPCI (ou SLP selon la base d'investisseurs)
Société de gestionAdossement à une maison agréée AMF (acteur reconnu)
Taille cible100 M€ — premier closing visé à 30–50 M€
Ancrage investisseursBpifrance (fonds de fonds), FEI, Caisse des Dépôts, corporates stratégiques, family offices
GouvernanceAlignée sur la logique de coalition public–privé–communs

08 Équipe (à constituer)

Un GP à plusieurs mains : un track record d'investissement (PE/VC), une figure opérateur reconnue de l'écosystème du logiciel libre et de l'IA, et l'originateur de la thèse (réseau souveraineté).

La constitution de l'équipe conditionne la levée.

09 Prochaines étapes

  1. Cartographie du pipeline (30–50 cibles) et modèle de rendement chiffré.
  2. Sécurisation des co-GP.
  3. Approche de la société de gestion d'adossement et du fonds de fonds Bpifrance.
  4. Arrimage à l'écosystème : rapport de la commission d'enquête, Hub France IA, pôle Open Source de la DINUM, CNLL.

10 À propos d'Eric LE BIHAN

Portrait d'Eric Le Bihan

Eric Le Bihan est administrateur indépendant et investisseur, avec un parcours d'opérateur et de dirigeant dans le logiciel, les technologies et la santé numérique. Eric a été pionnier de la télémedecine.

Eric a mené avec succès trois cessions d'entreprise, transformé des éditeurs de logiciels en opérateurs SaaS à revenus récurrents (ETIAM, de 3,5 à 7 M€), et dirigé des équipes internationales en croissance.

Il siège aujourd'hui au conseil de Digigram (technologie audio-sur-IP professionnel, dont il est actionnaire principal), après avoir été administrateur d'Intrasense (medtech cotée en IA d'imagerie médicale, cédée au groupe Guerbet) et d'Almérys (données de santé et tiers-payant, 40 M d'assurés — co-fondateur d'Orange Santé, dont l'activité est issue).

Outre Digigram, son portefeuille d'investissement couvre la medtech et la santé numérique (Xfeet Orthotics, SynApp, Pixacare, Surge.care, Ensweet, Encarta.bio, Jeen, Glaaster, BioHive, Medicud, fonds 50Partners). Plus d'informations sur mezzotel.eu.